Pour ceux qui arrivent en cours de route, je m'appelle Sionnach mais vous pouvez m'appeler Sio. Cela veut dire Renard, en gaélique et vous expliquer le pourquoi du comment serait franchement trop long, là tout de suite.
Voilà où j'en suis dans la vie :
J'ai 20 ans depuis très exactement une semaine, je viens de déménager à l'autre bout de la France, à Brest, alors que j'ai habité la proche banlieue parisienne toute ma vie (aaah les charmes de mon 9/3 natal ... ). Et me voilà donc, au cinquième étage sans ascenseur d'un immeuble des années 50 en plein centre ville, et le matin, quand je bois mon café dans mon salon, si je lève un peu les yeux : Je vois la mer. Et ça, figurez-vous, que ça vaut tous les Paris du monde.
Je partage ce coin de paradis avec un gentil métalleux, un blond aux yeux bleus (ça ne s'invente pas hein), qui est entré un beau jour dans ma vie... Pas vraiment comme un prince sur son cheval blanc, plutôt comme ... Un métalleux à moitié saoul avec un sweat Finntroll. Vous avouerez : ça ne s'invente pas non plus. Mais tout étrange qu'il est, il arrive à me supporter et a réussi le tour de force de faire en sorte que je ne me pose pas de questions sur "nous". Il m'a même offert des roses pour mes 20 ans, si ça c'est pas trop choupi, je sais pas ce qu'il vous faut. Pour l'heure, il joue à Heroes à côté de moi, et les désagréments liés tant à mes règles qu'à ma mycose vaginale multi-récidiviste ont enlevé une partie du piment de notre relation... Je suppose que c'est ça les "affres de la vie de couple", je trouve qu'on s'en sort plutôt pas mal. On s'aime quand même, on geeke beaucoup et toutes ces choses là... Il y a quelques temps, il m'offrait la Bretagne au fond de ses yeux, aujourd'hui que la Bretagne je l'ai dans les miens, il m'offre un reflet de moi que je trouve joli, il m'offre la Liberté voyez-vous... Il m'offre une vie, pas "facile" non la facilité n'existe pas dans la vie, mais il m'offre une vie qui me plaît, une vie pour laquelle je n'ai pas à me torturer. Une vie qu'il aime, et que j'aime aussi.
Quand à moi... Et bien, je me bats quelques peu avec la banque pour fermer/ouvrir des comptes courants (ah les joies du déménagement), j'ai dû faire une déclaration de perte au commissariat parce que j'ai oublié ma carte d'identité dans une photocopieuse à La Poste, mon vagin me démange terriblement (mais c'est en voie de guérison, vive l'homéopathie), et dehors il pleut des cordes.
En dehors de ça, le train de vie parisien ne me manque pas franchement... En deux semaines ici, j'ai déjà l'impression de mieux respirer, je n'ai plus le nez bouché en permanence et (croyez le ou non), je m'essouffle beaucoup moins vite. ^^ Bien sûr, à Paris j'ai laissé des gens biens, des gens que j'aime, et j'ai laissé ma famille... Mais ce n'est pas comme si je partais vivre en exil dans une société tribale du Tadjikistan, je pense que je reviendrai de temps en temps sur la capitale, et que les gens viendront me voir aussi... ^^

Bref, j'ai perdu mon bloggounet (non, Tarlak, cesse de te morfondre, je ne t'en veux pas à toi, j'en veux à la technologie d'être si capricieuse et à moi de ne pas avoir eu l'idée de sauvegarder mes articles plus souvent), mais finalement, pour le nouveau départ que représente ce déménagement... C'est peut-être pas complètement dénué de sens. Cependant, je suis un peu tristoune d'avoir perdu tous les articles que j'avais écris, notamment ceux faits en hommage de certains amis... Tant pis, j'en referai ! ^^
Sur ce, je vais refaire des catégories et puis je vais aller me coucher. Désolée pour l'absence de ces derniers jours... ^^ Je vous raconterai demain mes chouettes aventures administratives et médicales.