Comment finir aux urgences à 5h du mat' ...
Par Sionnach le jeudi, juillet 24 2008, 07:46 - Il était une fois, à Brest... - Lien permanent
Oui, tout est dans le titre mes ptits amis... Mais pour bien comprendre toute l'histoire, il faut remonter un poil plus loin dans le temps.
Il est 20h, hier soir, le Zhom, Ben et moi nous dirigeons joyeusement vers le Questel pour y passer la soirée avec des gens. Et puis, on arrive au niveau de la fac de Lettres. Ici, les brestois comprendront et explications pour les autres. Devant la fac, il y a une vingtaine de marches très larges mais d'environ 5 cm de haut seulement... Comme on marche de front, je monte sur la première marche pour pas galoper derrière les garçons.
La suite, vous la voyez venir gros comme un HLM de la Courneuve (et vous avez raison) : Je me suis tordue la cheville et je me suis magnifiquement étalée par terre. Mais ça allait, j'ai pris quelques minutes pour me rassembler mais j'avais pas franchement mal. Donc, je me suis relevée et on est partis.
Au Questel, la soirée s'est bien passée... Les photos suivront sur le Myspace pour les ceux qui veulent d'ailleurs. Mais je marche sans problèmes, je cours même un peu pour me mettre à l'abri quand il se met à pleuvoir, et je reste à peu près 3/4 d'heure debout.
Et puis, vers 23h30, je commence à avoir mal au pied, difficultés à marcher et tout... On s'éternise pas, et à très exactement minuit et quarante sept minutes, je suis dans mon lit. J'ai bien galéré pour monter les escaliers, mais j'ai géré... Cependant, j'ai *mal*... Genre je peux pas poser le pied par terre, et pas question de m'appuyer dessus pour marcher. Avec Marc, on opte pour un petit soucis de muscles et on va se coucher en se promettant d'acheter un anti-inflammatoire à la première heure le lendemain matin, vu qu'on a rien à l'appart...
Pas moyen de dormir. Les heures défilent, je sais pas comment me poser. J'ai mal, je mets un peu de glace, ça change rien... J'ai sommeil, j'en peux plus, et reposer mon pied ne change rien. Je me mets à pleurer comme une conne, et ça réveille mon amoureux... Il est 4h et des brouettes et j'ai pas fermé l'oeil. On finit par se décider par appeler un médecin de garde, genre SOS médecins. Le numéro national nous renvoie directement à Quimper, on essaie autre chose : Pas attribué.
Je désespère, donc on rappelle SOS médecins, la standardiste nous dit d'appeler le Samu. Ca me fait un peu chier de les appeler pour ça, mais bon... J'ai quand même super mal. Donc je fais le 15, on me passe un médecin de garde qui me demande ce qui s'est passé, j'explique, je dis que je peux pas poser le pied par terre ni rien... Mais que c'est pas enflé, pas d'hématome RIEN. Le médecin me dit que, quand même, je devrais aller aux urgences, par acquis de conscience. Je lui explique les 5 étages, et il me répond que c'est pas grave et qu'on va faire venir une ambulance.
Oui, une ambulance.
Avec tout ça, il est presque 4h30 facile. On s'habille en cata, les ambulanciers arrivent, examen rapide... Je me sens un peu honteuse avec ma cheville qui n'a presque rien. La madame me prend la tension avec le machin sur le doigt, J'ai quand même 14.9 (au lieu de 12.7 habituellement)... Et bon, c'est parti pour l'Hopital des Armées. Je descends les 5 étages à *cloche-pied*, on grimpe dans l'ambulance. Wouhou, je me croirais dans Grey's Anatomy. Hop, brancard. Petite salle d'exam... On me met de la glace sur la cheville, un mec bourré arrive aux admissions menotté et entouré de 3 flics, il insulte tout le monde, il a l'air complètement fait. L'infirmière vient fermer la porte de la salle avec un ptit sourire désolé, moi ça me fait à moitié marrer.
Je continue de l'entendre gueuler, il demande même à ce qu'on lui enlève les menottes parce qu'il est clostrophobe. XD
Le médecin de garde arrive, je ré-explique mon histoire pour la 15e fois de la nuit, j'ai quand même vachement honte mais le toubib est sympa, pis ils sont pas débordés de monde. La glace me soulage vachement, j'ai moins mal... Et puis c'est rassurant d'être prise en charge, quand même. Je passe à la radio quand même, histoire de dire...
Je retourne en salle d'examen, entre temps, le mec bourré y est passé et ça sent encore l'alcool là-dedans... Le médecin observe les radios... Doutes confirmés : Y'a rien. Pas une félure, rien, que dalle.
Donc, entorse. Le médecin me file deux anti-douleurs. Et m'explique mon supplice à venir : 3 semaines d'attelle, une paire de béquilles pour poser le pied au minimum par terre dans les prochains jours (même ne pas le poser du tout pendant 48h), glace régulièrement pendant 24h et 10 séances de kiné au plus tard à partir de la semaine prochaine.
...
Entre temps, j'entends les infirmières discuter du mec bourré : Apparemment, il a eu un accident de voiture mais il s'en est pas rendu compte et il a roulé dans une caisse défoncée, sur les jantes, pendant quelques kilomètres avant de se faire arrêter par les flics.
Je débarque, en éclopée, dans la salle d'attente où mon chéri m'attend sagement en regardant un dessin animé à la tv. Le médecin nous donne les derniers conseils, les ordonnances et puis, zioup. Fini. ^^
A l'accueil, on nous appelle un taxi pour qu'on puisse rentrer, il vient nous chercher juste à la sortie des urgences. Et le drame commence : Il faut remonter à l'appart. Je peux pas poser mon pied... Donc, je pousse sur les bras et je remonte tout à cloche pied, merci les béquilles. J'arrive en haut littéralement liquide de sueur, il est environ 6h50, je vire mes fringues et m'étale sur le lit comme une merde. Marc va me chercher de la glace, je mets sur mon pied... Mais comme le sommeil ne repointe pas le bout de son nez, ben me voilà. Je vous raconte ça, en chemise de nuit avec une chaussette et une attelle. Et je vais aller petit jédeuner.
Dans la série "bienvenue à Brest", après la mycose des Enfers, nous avons : L'entorse du mal absolu.
Youhou ! ^^
Et sinon, bah heu... On a commencé la cuisine, donc lessivage de murs, enduits et sous-couche sur les enduits qui avaient déjà été faits (merci mille fois Ben pour le coup de papatte). Y'a plus qu'à poncer, passer la sous couche sur les nouveaux enduits et peindre. Marc, qui est déjà un homme merveilleux en temps normal, a fait un truc trop mignon en fin d'aprèm : J'avais passé les draps du lit en machine, donc je lui dit "tu veux pas faire le lit parce que ce soir, en revenant du Questel, on aura pas le courage". Il y va et revient deux minutes après : "Voilàààà !". Je suis prise d'un doute soudain, donc je vais voir : Il avait juste rabattu la couette sur le lit. J'ai explosé de rire devant la chambre, j'ai appelé Ben à témoin et, émus, nous avons aidé Marc à changer les draps d'un lit pour la première fois de sa vie.
Je l'aime ^^.
Voilou, voilou. Je vais manger. ^^
Commentaires
Bienvenue dans le monde des entorses. J''ai en moyenne 1,5 (si ",5") entorse par an à cause de mes chevilles tordues. Et puis une entorse, à partir du moment où on en a une, ça fragilise la cheville et on en a de plus en plus *ton dramatique*.
Donc j'en ai eu de 10ans à 22 ans, la dernière c'était la plus grave : fracture et déchirure du ligament, plâtre. Et du coup depuis j'en ai plein de petites car il faudrait opérer le ligament enfin bref ! Je te souhaite bien du courage pour tes escaliers (fais-toi porter).
Mais pour la danse ça va la repousser à plus tardo ?
Oooh :(
Faut pas casser son corps petit fille, il doit te durer toute la vie !!
Bon courage pour la kiné et vive les 5 étages en béquille, ça va muscler les bras :)
(ou alors tu te fais porter, vu ton gabaris ça doit être jouable)
Oh ma fukken god... Bon courage ! :o
D'un autre côté ca te poussera à rester assise et à faire de la musique tiens... =°
Kikou, ma chérie et voila ,un mois dehors et tu te fais agresser par une marche d'escalier.... A tout les coups c'est a cause du crachin breton,qui a craché sur la marche et toi.....zoup ...t' a glissé comme une......pauvre chérie...Pas grave ....y a pire ...t'aurais pu prendre une carte à l' UMP .......bises